Mesure-phare du projet de budget 2017 – le dernier du quinquennat -, la réforme du paiement de l’impôt sur le revenu : la retenue à la source qui entrera en vigueur au 1er janvier 2018. Les entreprises devront se préparer dès 2017, en adaptant par exemple leurs logiciels de paye. Pour les salariés, l’impôt sera prélevé directement par l’employeur sur la base d’un taux transmis par le fisc. Pour les retraités, la collecte sera réalisée par la caisse de retraite. Les travailleurs indépendants verseront quant à eux un acompte mensuel ou trimestriel, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents.

 Une baisse d’un milliard d’euros de l’impôt sur le revenu également été programmée, cinq millions de foyers. Une extension à tous les ménages du crédit d’impôt pour les services à la personne a également été votée. Ces dispositifs viendront s’ajouter à des mesures en faveur des entreprises, avec le renforcement du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et une baisse ciblée de l’impôt sur les sociétés, pour un montant de cinq milliards d’euros. Les artisans bénéficieront quant à eux d’environ 100 millions d’allègements de charges.

 L’Etat devrait dépenser 381,7 milliards d’euros en 2017, soit 7,4 milliards de plus qu’en 2016. Cette hausse répond à des priorités telles le plan pour l’emploi et le renforcement de la sécurité sur le territoire après les attentats. Ces différentes dispositions seront financées par des mesures d’économie ponctuelles et par la baisse de la charge de la dette, liée aux faibles taux d’intérêts.

 Le projet de loi de finances prévoit également la création nette de 13.847 emplois de fonctionnaires d’Etat. Dans le détail, 11.712 postes seront créés dans l’Education nationale, l’enseignement supérieur et la recherche, 2.100 à la Justice et 1.746 à l’Intérieur. Les autres ministères verront leurs effectifs réduits de 2.521 postes, dont 1.540 pour le seul ministère des Finances.

 Cordialement, Martine