Précisons aussi que tous les sondages donnent Marine Le Pen battue, quel que soit le candidat auquel elle serait confrontée au 2ème tour.

 Cette consigne du « vote utile » avait et a toujours pour objectif d’appeler une partie des électeurs de gauche à voter pour Emmanuel Macron et depuis quelques jours, à voter pour Jean-Luc Mélenchon. L’élément le plus savoureux provient de certains qui appellent aujourd’hui Benoît Hamon à se désister pour Jean-Luc Mélenchon, ceux-là même qui dénonçaient, il y a quelques semaines, Manuel Valls appelant à voter pour Emmanuel Macron

 Tout cela produit une campagne indigente, sans même parler des affaires Fillon. J’entends par là une absence de débat politique : pas de confrontation de projets, pas de réflexion collective. Or, le débat public est le premier ressort de la démocratie. À la place, nous sommes confrontés à une mise en scène d’hommes providentiels plus ou moins populistes, une « coqueluche » chassant l’autre.

 La responsabilité de ce phénomène ne repose pas entièrement sur les candidats : la peur, la colère, la défiance des électeurs y participent. Tout se passe comme si la séduction avait supplanté les convictions ; l’émotion la raison.

 Et il est à craindre que si les Français effectuent un choix par défaut, cette élection présidentielle ne serve à rien, n’ayant créé ni réflexion, ni adhésion.

 Cordialement, Martine