Elle est assortie d’un ensemble d’indicateurs d‘évaluation sur l’état des enjeux écologiques majeurs, et sur le suivi des axes stratégiques.

Un an après le début de la stratégie, un rapport vient d’être transmis au Parlement.

Il fait état d’une situation préoccupante pour les 4 enjeux écologiques majeurs (climat, biodiversité, risques sanitaires environnementaux et ressources).

La grande majorité des 39 indicateurs retenus reflète un état non satisfaisant, dont plus de la moitié un mauvais état.

La situation est majoritairement dégradée pour le « changement climatique » (4 indicateurs sur 7).

Les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire national sont à la baisse et respectent les objectifs chiffrés des engagements de la France mais l’empreinte carbone, qui tient compte des émissions de carbone à l’étranger pour la fabrication ou le transport des produits importés, a augmenté significativement de 1995 à 2007.

Les indicateurs de l’enjeu « perte accélérée de biodiversité » décrivent tous un état dégradé: progression du taux d’artificialisation des sols, baisse des effectifs d’oiseaux spécialistes (occupant des niches écologiques spécifiques), augmentation de la consommation de produits phytosanitaires, moins du quart des habitats naturels d’intérêt communautaire en bon état de conservation, nombreuses espèces menacées, récifs de coraux vivants en diminution pour le tiers des stations d’observation.

Un état globalement moyen est observé pour la « raréfaction des ressources » (4 indicateurs de niveau moyen sur 6).

L’indicateur « eaux souterraines » est noté satisfaisant car l’objectif réglementaire de la directive cadre sur l’eau, d’atteindre deux tiers des masses d’eaux souterraines en bon état en 2015, a été atteint dès le constat 2013.

Globalement, la situation est également moyenne pour la «multiplication des risques sanitaires environnementaux» : un indicateur de niveau moyen pour l’évolution de la pollution de l’air et un indicateur mitigé sur l’évolution de la qualité des eaux.

ll y a tout de même quelques évolutions constatées dans les indicateurs, depuis le premier rapport du SNTEDD :

  • Le signal est atténué (passe du rouge à l’orange pour la tendance récente) pour la consommation finale énergétique. En effet, après 15 années de hausse quasi ininterrompue, la consommation finale énergétique a connu un premier palier entre 2003 et 2008. Puis elle a nettement baissé en 2009, conséquence de la crise économique. Depuis cette date, elle reste à un niveau proche de 150 Mtep, enregistrant une très légère baisse en 2014 et 2015.

  • En ce qui concerne la qualité des eaux, la tendance passe également du rouge à l’orange car l’indice de qualité des eaux souterraines permettant de suivre la pollution aux nitrates revient à un niveau proche de celui de 1996.

  • La tendance pour les effectifs d’étudiants inscrits en formation environnementale stagne depuis deux années consécutives suite à une forte hausse en 2012. Ainsi, la flèche de tendance courte passe à l’horizontale en restant verte du point de vue du signal.
  • Enfin, le signal passe de l’orange au vert pour l’aide publique au développement pour la biodiversité : en effet l’objectif de doublement des crédits en 2015 par rapport à la moyenne 2006-2010 est dépassé avec 270,88 millions d’Euros d’aide.

Le rapport détaille par ailleurs ce qui est entrepris dans le cadre du plan «administration exemplaire» listant ce qui est fait dans chaque ministère pour à la fois répondre aux enjeux de la transition énergétique et répondre aux objectifs du millénaire pour le développement durable.

Le rapport met également en avant de bonnes pratiques prises localement (territoires à énergie positive, développement des réseaux de chaleur et de valorisation d’énergies renouvelables, plans d’action biodiversité, guide pratique de l’éco-conception).