Cette année, Donald Trump va plus loin car la planification familiale représente 500 millions de dollars/an. C’est l’ensemble des dépenses de santé géré par les ONG qui semble visé : aussi bien celles qui luttent contre la malaria que contre le VIH, soit 9 millions de dollars, qui sont en jeu. Aujourd’hui, les intentions de Donald Trump ne sont pas complètement clarifiées.

 Nous savons quel enjeu représente pour les femmes et les filles, l’accès aux services de santé reproductive: l’éducation, une meilleure santé (moins de mortalité féminine) et à terme, l’autonomie.

 La maîtrise de la démographie est aussi un enjeu des gouvernements des pays en développement car cela signifie moins de pauvreté, des classes d’âge plus équilibrées… À ce titre, la planification familiale figure dans les objectifs du développement durable fixés par l’ONU en 2015.

 Face au projet de Trump, un mouvement de protestation international s’organise très rapidement. Mercredi et jeudi étaient réunis à Bruxelles, une cinquantaine de pays représentés par des ministres et des parlementaires, à l’initiative de la ministre néerlandaise Lilianne Ploumen. Une plateforme de crowdfunding # she decides s’est créée, mobilisant les citoyens de l’Union européenne.

 Les gouvernements présents à la réunion de Bruxelles se sont engagés à se substituer à la décision du président des Etats-Unis et la somme de 180 millions de dollars/an était atteinte jeudi. Il est important que l’opinion publique se mobilise soit en signant la pétition, soit en faisant des dons en passant par la plateforme de crowdfunfing.