Beaucoup d’acteurs de la problématique étaient réunis : la Fédération Française des Métiers de l’Incendie, le Ministère de l’intérieur, l’Institut de Veille Sanitaire, différents services des pompiers, le Ministère de l’économie, les mutuelles, l’Union sociale pour l’habitat, les fournisseurs de DAAF, l’Association des Brûlés de France et la Commission de la sécurité des consommateurs.

Nous avons appris, qu’aujourd’hui 60 à 85% des foyers sont équipés en DAAF, dont 4.5 millions de logements du parc locatif public. Si ces chiffres sont encourageants il faut néanmoins rester vigilant sur la façon dont les personnes s’approprient cet outil. Seulement 20% des détecteurs sont entretenus correctement. Il faudrait que l’Etat et les mutuelles engagent une campagne de prévention pour sensibiliser les citoyens à l’appropriation du DAAF. Diverses solutions ont été envisagées quant aux comportements à adopter dans l’espace privé pour bien réagir aux dangers, et notamment à l’incendie : faire intervenir les pompiers dans les classes pour sensibiliser les élèves dès le plus jeunes âges à ces problématiques, sensibiliser les foyers non équipés en DAAF sur la mise en danger de leurs enfants, envoyer annuellement un courrier aux locataires des logements à loyers modérés pour leur rappeler de changer la pile du DAAF… Avec mon collègue, Damien Meslot, nous nous sommes engagés à donner des suites à cette réunion notamment en relançant le ministère de la Santé sur ces questions et en rencontrant l’Observatoire national de la Sécurité.