Ce texte est en débat depuis des mois et a évolué sous la pression des syndicats, du mouvement social et des parlementaires socialistes. Comme vous le savez, j’ai soutenu le projet de loi après le passage en commission en première lecture.

Ces évolutions du projet de loi n’ont malheureusement pas permis d’inverser le sentiment des Français, dont un grand nombre demeure hostile au texte.

Une majorité du groupe socialiste souhaitait aboutir à un accord qui permette d’éviter un nouveau recours à l’article 49.3. Nous avons essayé d’être à l’intersection, en recherche d’un compromis. Aussi, la veille, avec un peu plus de 120 de mes collègues socialistes de toutes sensibilités, j’avais cosigné un amendement d’Olivier Faure, Kader Arif, et Marie-Arlette Carlotti. Il affirmait la possibilité de signer des accords d’entreprise sur l’organisation du temps de travail tout en maintenant la rémunération des heures supplémentaires à 25%, comme elle l’est aujourd’hui dans la majorité des branches. Ceci, répondant à la peur d’un dumping social entre entreprises d’une même branche.

L’initiative n’a pas eu l’aval du gouvernement. Je le regrette sincèrement.