Lieu de partage de bonnes pratiques, le PGO s’attache à promouvoir la transparence de l’action publique et la gouvernance ouverte, à renforcer l’intégrité publique et combattre la corruption, et à exploiter les nouvelles technologies et le numérique pour renforcer la gouvernance publique, promouvoir l’innovation et stimuler le progrès.

 Le 8 décembre dernier, j’ai assisté à une matinée d’échanges qui s’est déroulée à l’Assemblée nationale car Paris a accueilli du 7 au 9 décembre, le Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert. Nous avons débattu des projets qui devront être poursuivis en matière de transparence, d’ouverture des données, et d’association des citoyens au travail parlementaire. Etaient présents pour échanger et faire part de leurs expériences, des parlementaires français et étrangers, des personnalités qualifiées, et des acteurs du numérique (associations, start-up) engagés en faveur du renouvellement démocratique (mouvement appelé civic tech).

 Au cours de cette matinée, deux tables rondes étaient organisées :

 « L’ouverture du Parlement : transparence et ouverture des données », l’occasion de revenir sur l’action conduite par l’Assemblée nationale en la matière depuis 2012: mise en ligne de plus de 800 000 documents en format open data, publication des comptes de l’Assemblée nationale, publication de la réserve parlementaire, renforcement de la transparence des scrutins… La participation de parlementaires étrangers a permis de mettre en avant les initiatives semblables menées dans d’autres pays.

 2ème table ronde : « L’association des citoyens au travail parlementaire », qui a mis en avant les différentes consultations qui se sont tenues tout au long de la législature, soit dans le cadre de l’élaboration de la loi (loi relative à la fin de vie ou loi sur le numérique), soit dans le cadre de l’évaluation de la loi (loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes), soit enfin autour de grands débats, à travers les consultations menées sur l’avenir des institutions ou bien encore sur la construction européenne.

 J’ai été particulièrement sensible à l’allocution de Laura Boldrini, Présidente de la Chambre des députés italienne, sur les changements de modalités de la mobilisation citoyenne. C’est désormais sur internet qu’est menée aujourd’hui une grande partie du débat public pour le meilleur comme pour le pire :

 Pour le meilleur, car le militantisme se développe par le biais des réseaux sociaux

 Pour le pire, car le Net donne libre cours à des campagnes de désinformation, de rumeurs, de haine, de sexisme. Laura Boldrini a relaté une étude menée par l’université du Maryland qui a démontré que les femmes sont plus fréquemment agressées que les hommes sur les réseaux sociaux. Laura Boldrini a elle-même publié le 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la liste des « posts » haineux qu’elle reçoit.