Même limité à 2°C, le réchauffement climatique aura des conséquences notables auxquelles notre société devra s’adapter avec, en l’absence de mesures, le risque que ne se creusent les inégalités entre les riches et les pauvres.

  Ces conséquences, notamment pour les couches les plus pauvres de la population, sont au cœur de l’avis sur « La justice climatique : enjeux et perspectives pour la France » présenté devant la commission développement durable de l’Assemblée nationale par la Section environnement du Conseil Économique Social et Environnemental, avec l’objectif central de tout mettre en œuvre pour que le réchauffement n’accroisse pas les inégalités.

 Il est important de mieux identifier les liens entre pauvreté et changement climatique en France, en particulier en matière de santé, ainsi que les trajectoires de vulnérabilité des territoires – notamment ultra-marins – les plus exposés aux risques climatiques. La recherche sur l’évolution de notre climat et l’analyse de ses conséquences, (stratégies d’adaptation au réchauffement climatique et prévention des risques liés aux phénomènes extrêmes), doit être soutenue.

 Les propositions pour construire la justice climatique sur notre territoire passent notamment par des règles nouvelles d’évaluation socio-économique et leur intégration au Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC). Un autre volet concerne l’engagement international de la France : le statut de « réfugié climatique » à l’ordre du jour de la COP 22 et le souhait que notre pays soutienne un droit de l’investissement porteur de projets écologiquement responsables.