Élu dès l’âge de 32 ans à l’Assemblée nationale, Henri Emmanuelli a participé au premier gouvernement de Pierre Mauroy en 1981. Il exercera, par la suite, de nombreuses responsabilités à la tête de l’État comme à l’Assemblée nationale dont il fut le Président. Premier secrétaire du Parti socialiste de 1994 à 1995, il a contribué – par son sens des responsabilités – au redressement de notre formation politique.

Président du conseil départemental des Landes, l’une de ses dernières apparitions en Béarn a été pour soutenir Alain Rousset lors de la campagne des régionales en décembre 2015.

Je l’ai croisé une nouvelle fois en juillet dans les couloirs de l’Assemblée nationale. C’est un homme que j’aimais beaucoup, quelqu’un de fidèle à ses valeurs, à ses convictions. Henri a su rester lui-même tout au long de sa carrière.

Il avait une apparence bourrue, mais était en fait très tendre, beaucoup plus complexe et fin qu’il n’y paraissait. Il a payé en son temps pour l’affaire Urba, il a payé pour le Parti socialiste en tant que trésorier sans que cela entraîne chez lui la moindre amertume. Je n’étais pas de son courant politique, mais j’avais un profond respect pour lui.