• À commencer par l’attentat de jeudi soir sur les Champs-Elysées qui plonge cette fin de campagne dans un climat d’insécurité. Je tiens à saluer ici le courage des policiers qui mettent leur vie en danger pour sauver les nôtres.

  • C’est aussi la première fois depuis 1962, qu’à quelques jours du scrutin les résultats sont autant incertains : quatre candidats sont au coude à coude sans compter une forte abstention annoncée et revendiquée comme un acte politique.

  • Aucun thème ne s’est imposé – à cause de la place donnée aux affaires Fillon ? – mais l’émotion suscitée par ces « casseroles » est en elle-même, politique. Cette émotion interroge les politiques sur leur mode de fonctionnement et donc, sur leur capacité à représenter les citoyens.

L’exigence démocratique grandit en même temps que l’ambivalence des électeurs. Chaque membre de « la bande des quatre » premiers des 11 candidats a bâti sa campagne sur sa personne, sur une conception charismatique du pouvoir, cristallisant sur lui ou elle, toutes les espérances.

Un leurre ? Une fabrique à désillusions ? Certes mais aussi une aspiration contradictoire avec la demande de plus en plus grande participation citoyenne.

Le seul qui a osé dire « je ne suis pas un homme providentiel », c’est Benoît Hamon. Est-il comme le disent certains électeurs, trop en avance dans sa conception du pouvoir comme dans son projet ? Nous le saurons dimanche soir. Mais au moins, il donne un sens et une vision et ça, pour moi, c’est le fondement du politique.

Cordialement, Martine