Le budget 2015 s’inscrit dans une démarche claire et assumée de baisse de la dépense publique. Conformément aux engagements pris par le Gouvernement en avril dernier, 19 des 50 Mds € d’économies prévues d’ici 2017 reposeront sur l’Etat et 7,7 Mds € seront économisés par les administrations et les agences de l’Etat dès 2015.

 La réduction des dépenses portera principalement sur les dépenses de fonctionnement – mutualisation des moyens, dématérialisation – et par un effort sur la masse salariale.    

Pour autant, les chantiers prioritaires de notre action voient leurs moyens renforcés.    

 Le budget de la justice est ainsi en hausse pour la 3ème année consécutive (+2,3% en 2015). Les moyens accordés à la justice permettront de financer les réformes adoptées par le gouvernement- notamment la loi pénale – la revalorisation de 10% de l’aide juridictionnelle, la meilleure prise en charge des victimes et la rénovation des établissements pénitentiaires.    

Le ministère de l’Intérieur voit également son budget en légère hausse (+0,47%). Les départs à la retraites seront intégralement remplacés et 405 postes supplémentaires seront créés. Les moyens opérationnels (véhicules, modernisation des locaux et des réseaux de communication) de la police et de la gendarmerie seront renforcés    

 Enfin, l’Education nationale bénéficiera d’une hausse de son budget de 1,19 % par rapport à 2013. Grâce à l’effort de redressement des comptes mené depuis 2 ans qui a réduit la charge de la dette, l’Education nationale redevient le premier poste de dépenses de l’Etat avec 65 Mds€. Les moyens supplémentaires permettront de faire entrer l’école dans l’ère du numérique et de renforcer l’accueil des enfants handicapés. Par ailleurs, le fonds d’amorçage de la réforme des rythmes scolaires sera maintenu pour aider les communes à mettre en place des activités périscolaires dans le cadre de la réforme.    

 Par ailleurs, notre lutte contre le chômage s’illustre dans ce budget avec un renforcement des moyens de pôle emploi (+ 2000 CDI) et surtout la création, à l’initiative du groupe socialiste de 50 000 emplois aidés supplémentaires. La priorité à la transition énergétique et à la relance de la construction s’illustre par ailleurs dans la partie recette du PLF : c’est la mise en place d’un plan de mesures fiscales pour relancer la construction dont l’impact s’élève à 400 millions d’euros en 2015 et à 1,2 milliard en 2016. Outre le crédit d’impôt pour la transition énergétique, les aides à la rénovation thermique des logements, pour les personnes aux revenus modestes seront confortées par un renforcement des ressources de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), passant de 306 millions d’euros en 2014 à 468 millions d’euros en 2015.