Depuis quelques temps, les référendums ont le vent en poupe en Europe. Au Royaume-Uni, donc, mais aussi en Hongrie, pour interdire les quotas de réfugiés ou aux Pays-Bas.

F.Fillon candidat LR à l’élection présidentielle propose également plusieurs référendums dans son programme dont un sur la politique d’immigration et les autres sur des choix de politiques publiques.

Le Premier ministre italien, Matteo Renzi a joué son va-tout en soumettant dimanche sa réforme constitutionnelle au suffrage populaire. Cette proposition a été lourdement rejetée par les électeurs, ce qui a conduit M. Renzi à démissionner, démontrant s’il en était encore besoin, que le fossé ne cesse de se creuser entre les citoyens et leurs dirigeants. S’ouvre en Italie une période d’incertitudes puisque la nouvelle loi électorale avait été pensée pour aller de pair avec la réforme constitutionnelle rejetée, avec laquelle l’Italie serait passée à un Sénat composé de représentants régionaux.

M Renzi est désormais contraint de nommer un gouvernement “technique”, chargé principalement de réformer la loi électorale tandis que Beppe Grillo, leader des populistes du Mouvement 5 étoiles réclame une dissolution immédiate du Parlement.

 L’autre événement du week-end dernier a créé une heureuse surprise : le candidat écologiste A. Van der Bellen s’est imposé en Autriche et a été élu président de la République fédérale d’Autriche, devançant de sept points Norbert Hofer, le candidat eurosceptique d’extrême droite du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ).

Tous les observateurs ont constaté qu’une grande partie du match s’était jouée sur les réseaux sociaux et qu’Alexander Van der Bellen avait réussi à convaincre les électeurs qu’un vote populiste n’était pas anodin.

C’est une victoire qui a de quoi donner du baume au cœur à une Europe en crise mais c’est aussi une victoire à relativiser : le FPÖ a tout de même recueilli 46% des suffrages, un score inédit en Europe pour un parti d’extrême droite.